Les mesures prises par les autorités de Kinshasa «de façon logique et rationnelles» ne visent qu’à protéger les intérêts de la RDC face à la Belgique, a soutenu le porte-parole de la Majorité présidentielle (MP), André Alain Atundu. Il intervenait mardi 6 février au cours de l’émission «Dialogue entre Congolais» de Radio Okapi.

«La RDC n’a fait que réagir de façon logique et rationnelle pour protéger les intérêts de la RDC face à la Belgique, c’est-à-dire sa souveraineté, et la dignité de son peuple, et de rétablir l’honneur souillé du pays et de la dignité de notre pays à cause des motivations à la base de la décision de la Belgique», a expliqué André Alain Atundu.

Bruxelles avait décidé en janvier dernier de suspendre sa coopération bilatérale avec la RDC et avait annoncé la réaffectation de son aide financière aux ONG locales œuvrant pour le développement de la RDC.

«Cette situation [crise diplomatique entre la RDC et la Belgique] provient de cette décision unilatérale de la Belgique de modifier fondamentalement les règles de relations diplomatiques et de partenariat en matière de coopération. Ceci a causé un préjudice moral et politique immense, en raison des motivations données à cette décision», a justifié André Alain Atundu.

Évoquant le principe de réciprocité, Kinshasa a, à son tour, ordonné la cessation des activités de l’agence belge de développement ENABEL (ex-CTB), la fermeture de la maison Schengen, la fermeture de son consulat à Anvers, la réduction des vols de la compagnie Brussels Airlines à Kinshasa.

Désavantage du peuple congolais

Pour le sénateur Jacques Djoli, les mesures prises par le gouvernement congolais semblent être à l’avantage du régime en place et des pays voisins plutôt que du peuple congolais.

«On ferme le consulat d’Anvers. Mais qui profite du consulat, ce sont des Congolais. Ce n’est pas le Belge. Lorsque vous fermez la maison Schengen, ce n’est pas le Belge qui est sanctionné. C’est le Congolais. Lorsque vous fermez le consulat à Goma, les Congolais sont obligés d’aller chercher les visas au Rwanda», a fait valoir Jacques Djoli. Il estime que ces décisions favorisent plutôt les pays voisins.

Le sénateur Djoli a aussi rappelé que les relations entre les États africains et européens sont définies par l’Accord de Cotonou basé sur le respect de la démocratie, de l’État des droits et des droits de l’homme, et non des individus.

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