L’Association congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) accuse l’administrateur général de l’agence nationale de renseignements (ANR) d’empêcher l’exécution de la décision du parquet général de Kinshasa/Gombe en faveur d’une liberté provisoire accordée au député provincial Gerard Mulumba (Gecoco).

Dans un communiqué de presse rendu public ce lundi 5 février 2018, ACAJ dénonce la « séquestration » du député à la clinique Ngaliema par l’ANR

« Le 03 février 2018, le Parquet Général de Kinshasa/Gombe a accordé à Gecoco Mulumba la liberté provisoire. Mais lorsque les huissiers arrivent à la clinique Ngaliema pour accomplir les formalités administratives de sa libération, l’Administrateur Général de l’ANR s’y est opposée. Depuis lors, Gecoco est séquestré à la clinique Ngaliema alors que la Justice a formellement ordonné sa libération sous condition. L’ACAJ condamne l’obstruction de l’ANR à l’exécution de cette décision de la justice et recommande vivement à son Administrateur Général de libérer Gecoco Mulumba », dit ACAJ dans le communiqué signé par son coordonnateur Georges Kapiamba

ACAJ rappelle que la constitution de la RDC « soumet toutes les autorités et tous les citoyens à la seule autorité de la Loi » et recommande au Procureur Général de la République de « tout faire pour que ladite ordonnance soit exécutée et que les actes des magistrats ne connaissent d’obstruction de ce genre lors de leur exécution ».

Elle en appelle également au Président de la République, au Ministre de l’Intérieur et au Ministre de la Justice, à faire « cesser les entraves faites par l’ANR à l’exécution de l’ordonnance de mise en liberté provisoire de M. Gecoco Mulumba, accusé notamment d’outrage au chef de l’État.

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