La police a dispersé à coups des gaz lacrymogènes des militants de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) après la messe célébrée ce jeudi 1er février à la Cathédrale Notre-Dame du Congo, à l’occasion de l’an un du décès d’Etienne Tshisekedi.

Les faits ont eu lieu alors que les militants suivaient le véhicule de Félix Tshisekedi qui se dirigeait à la permanence du parti, à Limeté, où une matinée politique est prévue pour commémorer le premier anniversaire de la disparition de Tshisekedi.

“La jeep de Félix Tshisekedi est sortie de la Cathédrale, les militants et les Wewa (motos-taxis) sur sa suite jusqu’au niveau de la maison communale où ils (policiers) ont usé des gaz lacrymogènes. Le général vient d’arriver sur place. J’ai vu plus ou moins cinq jeeps de la police. Si je dis manifestants c’est parce qu’ils sont sortis de la paroisse à pied pour suivre la jeep de Félix sûrement pour aller à Limete où ils ont une matinée politique à 14 heures. Il n’y a pas eu d’interpellation”, a expliqué le reporter d’ACTUALITE.CD.

La messe de ce jeudi a été dite par Mgr Gérard Mulumba, frère d’Etienne Tshisekedi, qui a interpellé les autorités congolaises sur le rapatriement de la dépouille mortelle de l’illustre disparu, encore gardée jusqu’à ce jour dans un funérarium à Bruxelles.

« J’espère que les autorités politiques finiront par rapatrier son corps et organiser des funérailles qu’il mérite. Sans peur, nous pouvons illustrer Étienne tshisekedi comme héros qui s’est donné dans tous ces domaines sociaux, mais plus particulièrement un seul point : son patriotisme. Il a prêché la non violence jusqu’à sa mort”, a-t-il déclaré.

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