En moyenne 1505 cas de la lèpre ont été notifiés entre 2015 et 2017, rapporte le docteur Jean Musafiri, coordonnateur provincial du Programme national de lutte contre la lèpre et la tuberculose dimanche 28 janvier. Il note que le taux de guérison annuelle dépasse 95%.

«En 2015, nous avons notifié 575 malades, en 2016, 553 malades et jusqu’au 3e trimestre de 2017, nous avons notifié et mis en traitement 377 malades. Nous nous efforçons avec certaines stratégies, notamment l’intensification de la sensibilisation à travers la campagne d’élimination de la lèpre, avec le financement soit de l’OMS soit de la Fondation Damien.

Nous recourons aussi à la sensibilisation de la population à partir des autochtones et comptons sur l’appropriation de la lutte par les leaders communautaires, les leaders politiques, les religieux», a affirmé Jean Musafiri à l’occasion de la célébration de la 65ème journée mondiale de la lutte contre la lèpre.

Selon le coordonnateur provincial de ce programme, la province de la Tshopo est parmi les provinces endémiques du pays. Plus d’une dizaine de zones de santé sont très affectées par cette maladie dans cette région notamment Ubundu, Lowa, Bafwasende et Yaisuli.

Pour le Docteur Jean Musafiri, des stratégies de sensibilisation de la population pour qu’elle se fasse dépister et la mise en traitement rapide des malades sont envisagées pour «couper la chaine de transmission» de cette maladie millénaire.

«Et nous pensons que si tout le monde s’implique, on peut dépister beaucoup de cas et si on arrive à mettre tous ces cas-là en traitement on va parvenir à rompre la chaine de transmission, ce qui va épargner les autres membres de la communauté à ne plus développer la lèpre et ça sera alors la fin de cette maladie», recommande M. Musafiri.

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