Le Réseau Gouvernance Économique et Démocratique (REGED) a présenté, depuis le vendredi 29 décembre dernier, son rapport sur le Budget 2018 intitulé « Analyse du projet de loi des finances 2018 par la société civile ».

L’objectif général de cette analyse est de promouvoir la bonne gouvernance financière par l’amélioration de la transparence et de la participation citoyenne au débat sur l’examen du projet de loi de finances (PLF).

Il se dégage de ce rapport que pour l’organisation des élections, par exemple, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a demandé des moyens financiers sans toutefois préciser la manière dont l’argent sera utilisé.

« Les prévisions de dépenses 2018 pour la CENI se chiffrent à plus de 966 milliards de FC au taux moyen de 1813,4 FC pour un dollar. La société civile constate qu’en dépit de ses recommandations faites sur le projet de loi de Finances 2017 à ce propos, les dépenses exceptionnelles de la CENI présentées comme celles liées aux opérations électorales représentent 95% des allocations lui accordées qui ne sont toujours pas ventilées dans le PLF 2018. Ce qui traduit un déficit de transparence des finances de la CENI », indique le rapport.

Selon le REGED, la société constate que le budget prévu pour 2018 dépasse même la demande de la CENI soit 526 840 894,53 USD contre 533 002 427 USD. Ceci ne couvrirait que les dépenses électorales (Dépenses exceptionnelles) de la CENI sans que l’on sache par l’exploitation du projet de loi de finances 2018, ce qu’elle va réellement financer.

Et dans le domaine de l’éducation nationale, en ce qui concerne principalement les épreuves de l‘EXETAT (Examen d’État) et du TENAFEP (Test National de Fin d’Études Primaires), la société civile note que le projet de loi des finances 2018 prévoit un crédit de l’ordre de 10.200.000.000 FC au titre d’intervention économique pour l’organisation desdits examens, alors que ces mêmes épreuves sont financées par les parents d’élèves, chaque année scolaire.

Cette analyse du budget exercice 2018 par la société civile a été rendue possible grâce au Projet de Renforcement de la Rédévabilité et de la Gestion des Finances Publiques (PROFIT Congo), financé par la Banque Mondiale en partenariat avec la coopération britannique (DFID) et exécuté par le Comité d’Orientation de la Réforme des Finances Publiques (COREF).

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