Après des pourparlers avec le gouvernement congolais, les médecins envisagent de basculer du service minimum à la grève totale après un constat d’échec des négociations. Ils accusent le gouvernement de “mauvaise foi” après avoir constaté, disent-ils, la non prise en compte de leurs revendications.

Le Dr Mankoyi Badjoki, secrétaire général du Syndicat national des médecins (Synaméd), a déclaré dans une interview ce mardi 22 août que la situation des médecins congolais est précaire.

«La situation du médecin et, en particulier, des agents fonctionnaires de l’État de la République démocratique du Congo est terriblement compliquée. Certains n’arrivent plus à payer leurs loyers, ils n’arrivent pas à envoyer leurs enfants à l’école», a-t-il expliqué.

En quête des solutions palpables pour ce qui concerne les revendications des médecins, le Synaméd soutient que certaines modalités devraient être renforcées. Au cas contraire, a-t-il dit, tous les médecins vont entrer en grève radicale d’ici 14 jours. Il urge le gouvernement à donner des réponses aux multiples revendications passées en revue pendant les discussions avec les autorités compétentes.

Parmi les revendications des médecins, on note la révision du barème des salaires au regard de la dépréciation de la monnaie face au dollar, la réintégration des médecins injustement élagués des listes de paie depuis un an ou 6 mois, le processus de la bancarisation de la paie des médecins ainsi que l’amélioration des conditions socioprofessionnelles des médecins, spécialement dans les zones à risque.

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