Le ton est monté d’un cran, à la veille de deux journées villes mortes (journées sans activités économiques) décrétées par le Rassemblement pour exiger notamment la publication d’un calendrier électoral.

Le samedi 5 juillet, devant près de 1000 chefs de rue de Kinshasa, le vice-premier ministre, ministre de l’intérieur a donné des instructions claires.

» Nous avons demandé aux chef de rue d’être vigilants, d’être en contact permanent avec les populations qu’ils encadrent, de ne pas céder à la manipulation, au mensonge de tout bord, de rester dans la ligne droite du respect de la constitution, et des lois de la République « .

Emmanuel Ramazani Shadari a demandé à ces chefs de rue de devenir beaucoup plus regardants tout en maintenant un contact permanent avec les populations pour » vérifier, connaître qui est kuluna, qui est bandits, qui veut troubler troubler l’ordre public, qui veut s’attaquer au bien d’autrui ».
A ceux-là, le vice-premier ministre chargé de l’intérieur demande de les intercepter et de les transférer devant les autorités compétentes.

Dans cette catégorie de délinquants, le ministre de l’intérieur assimile également tous ceux qui appellent à la désobéissance civique.

» Ils doivent vérifier également ce qui jettent les tracts, par ci, par là, tous ces gens seront désormais traités comme des délinquants, comme des bandits. Tous ceux qui appellent la population à la désobéissance civique, s’ils sont dénichés, seront traités comme des bandits de grands chemins », va lâcher de manière tranchée le vice-premier ministre.

En tout cas, toutes ces mises en garde interviennent alors que le Rassemblement s’apprête à lancer au cours du mois d’août tout une série d’action pour selon lui contraindre la CENI à organiser les élections avant la fin de l’année.

Allons-nous déjà vers un bras de fer pouvoir- opposition, s’interroge certains observateurs?

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