Le festival de cinéma «Ecrans noirs» s’est achevé ce samedi 22 juillet à Yaoundé par une fastueuse cérémonie de récompenses. Au cours de celle-ci, quelques productions camerounaises ont été distinguées, surtout le film «Life Point» d’un jeune réalisateur installé à Buea, dans la partie anglophone du pays. Un regain de vitalité pour les films produits et tournés localement qui lors des éditions précédentes étaient ignorés, autant par le public que les jurys.

Ovations et applaudissements nourris pour Achille Brice dans l’auditorium plein à craquer du Palais des congrès de Yaoundé. Son film Life Point, qui raconte l’histoire d’une rencontre amoureuse improbable entre un vieil universitaire retraité de 74 ans et une jeune monitrice de danse de 22 ans, vient d’être primé par le jury dans la catégorie meilleur long-métrage camerounais.

Le jeune réalisateur en est tout ému : « Vraiment, ça nous va tout droit au cœur… Les mots vraiment… On n’a pas vraiment les mots pour s’exprimer, mais ça nous donne une très grande satisfaction d’abord et une très grande joie », confie-t-il à RFI.

Avec cette distinction la production camerounaise retrouve un peu de fierté, après une année sèche et blanche puisqu’aucun film local n’avait été primé lors de l’édition précédente des Ecrans noirs.

Autre motif de satisfaction, le prix du meilleur court-métrage a été remporté par un autre Camerounais : Alphonse Ongolo. Son film, Mayebe, qui traite de l’enrôlement forcé des jeunes dans la secte terroriste Boko Haram a été plébiscité par le jury : « Aujourd’hui, je suis satisfait de mon travail, parce que j’ai longtemps bossé », salue le réalisateur.

De l’avis des cinéphiles qui se sont donné rendez-vous à Yaoundé pour cette édition des Ecrans noirs, le cru 2017 avec une centaine de films, des séries et des documentaires, a été de très bonne tenue.

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