Devant les militants de quatre fédérations de l’Envol/ Kinshasa réunies samedi 22 avril dans la salle des conférences de Chanic Métal à Kintambo, l’opposant Delly Sesanga a indiqué que la CENCO a tranché sur les débats liés à l’application de l’Accord.

L’opposant pense que  » la position des évêques correspond à la vérité des faits ».

Les évêques qui ont organisé les Négociations directes, dit-il, connaissent le contenu, l’esprit et la lettre et ils sont très bien placés pour en donner une interprétation exacte en ce qui concerne l’application ». L’opposant s’est dit ahuri de constater que dans les rangs de la Majorité présidentielle qu’on remette en cause le principe de l’arrangement particulier comme étant un préalable à l’application dudit Accord.

Selon lui, l’Accord est un tout et il n’est pas un kit où on va se saisir des éléments favorables et se débarrasser tout ce qui vous contraint. Et la nomination de Bruno Tshibala, à ses yeux, a dénaturé l’Accord et a sorti le fonctionnement des institutions actuelles du compromis tel que négocié et convenu. Sesanga pense que « c’est une responsabilité lourde du chef de l’État et de sa majorité que d’avoir challengé la sécurité du pays, la stabilité des institutions, tout en bafouant la solution politique pour amener le pays aux élections ».

A cette occasion, il a dénoncé le mensonge distillé, depuis quelques jours, dans le but de nuire à son image. « Pourquoi dois-je aller chez Tshibala alors qu’il est dans la totale illégalité », vocifère le leader de l’Envol. Quoi faire chez un premier ministre nommé en violation de l’Accord de la Saint-Sylvestre?
« Le premier à décrier, à dénoncer cette dérive, c’était moi », assure Sesanga dans un tonnerre d’applaudissements.

L’élu de Luiza s’insurge contre la stratégie du pouvoir consistant à débaucher, à acheter les opposants, pour fragiliser l’opposition. Le coordonnateur de l’Alternance pour la République affirme, la main sur le coeur, que le gouvernement Tshibala va échouer.

Par ailleurs, Sesanga a rappelé que les élections présidentielles et législatives nationales, doivent se tenir à la fin de cette année. « Il n’y a aura pas de nouvelle prolongation pour M. Kabila », insiste le leader de l’Envol.

Devant ses militants, le président de l’Envol a rappelé que l’Accord du 31 décembre 2106 sera respecté scrupuleusement. C’est qui justifie, souligne Sesanga, la peur du pouvoir de M. Kabila à appliquer cet Accord parce qu’il prévoit l’organisation des élections en décembre 2017.

Le même texte interdit le référendum et la révision constitutionnelle. Donc, toutes les manœuvres de tripatouillage de la constitution sont contrées. Ils tentent désespérément de contourner le compromis issu des Négociations directes. « Tant que les congolais seront debout, il n’y aura jamais de révision constitutionnelle ».

Une fois de plus, l’élu de Luiza a indiqué qu’il est inutile de rêver que le président Kabila va se représenter aux termes de son deuxième et dernier mandat constitutionnel.