Les comptes bancaires de la Banque centrale du Congo (BCC) logés à la banque BNP PARIBAS FORTIS sont bloqués depuis mars 2015 par un huissier belge.
Ce blocage des comptes de l’Institut d’émission a été fait à la requête de la société de droit congolais World Connection qui détient une créance importante sur la BCC. Hélas cette dernière refuse de payer.

Or , il se fait que, peu avant que la banque française ne décide- via la saisie conservatoire des avoirs de la BCC (comptes, loyers, immeubles), de geler ces biens, l’institution monétaire s’est livré entre 2013 et 2015 à des paiements au profit des tiers.

Selon des experts en droit bancaire, cela n’est ni plus ni moins qu’un détournement.

A l’appui de leurs propos, les experts soutiennent que ces paiements effectués par la BCC, via ses comptes à BNP Paris Bas, ne cadrent pas ni avec ses missions, ni avec son statut, ni avec son objet social.

Ce détournement de l’argent public s’élève à plusieurs millions de dollars.

il apparaît clairement que sur la dizaine des comptes de la BCC en euro et en dollars, notamment les comptes n° 291-1138306-11,
n° 001-5069511-76, n° 001-4966960-54, n° 291-1147703-96, (voir fac similés ci-dessous), ont été actionnés pour payer certaines personnalités.

Ainsi, alors que les créances certaines, notamment de World Connection SPRL sur la BCC, n’ont pas encore été honorées, des personnalités comme Daniel Ngoy Mulunda, ancien président de la centrale électorale ont pu bénéficier de plus de 10.000 euros de la BCC.

Kikaya Bin Karubi, actuel conseiller diplomatique du président Kabila, a reçu un paiement de plus de 22.000 euros.
Une brochette des personnalités et entreprises ont vu leurs comptes crédités par l’Institut d’émission à partir de la Banque française.

Certains ont reçu des paiements atteignant 500.000 dollars USD.

Quand on comptabilise tous les paiements effectués par ces comptes bloqués, ils atteignent la somme astronomique de plus de 5 millions d’euros.

À l’époque, toutes ces transactions avaient été opérées par l’actuel gouverneur de la BCC Deogratias Mutombo. Il était directeur des opérations.

Une enquête doit être diligentée pour établir les responsabilités? A quel titre ces particuliers ou ses entreprises ont ils reçu paiement de la BCC?
Pour avoir rendu quel service?

En tous les cas, une enquête s’impose pour faire toute la lumière sur cette scabreuse affaire.
Le gouverneur actuel de la Banque centrale doit éclairer l’opinion.

(Ci- dessous les documents sur le détournement présumé)

Alphonse Muderhwa

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