Le double MVP a évoqué son association avec Kevin Durant, ses attentes pour la suite de la saison et bien sûr le All Star Game, qui se déroule ce dimanche à La Nouvelle Orléans, lors d’une visioconférence organisée par le partenaire technologique de la NBA, Cisco.

Quatre Warriors au sein de la sélection de l’Ouest : 
«Ça aide forcément d’avoir autant de visages familiers en termes de cohésion, sans oublier le staff (Steve Kerr sera à la tête de l’équipe de l’Ouest, ndlr). Le coach utilisera probablement des systèmes que nous utilisons régulièrement au cours de la saison. Draymond (Green), Klay (Thompson), «KD» (Kevin Durant) et moi-même saurons exactement comment nous placer sur le terrain. Ce sera sympa d’avoir quatre joueurs pour représenter notre équipe, tous nos coéquipiers. Je vais prendre beaucoup de plaisir. J’espère qu’on aura l’occasion d’être alignés tous les quatre ensembles !»

La pression qui pèse sur Golden State après les Finales perdues en 2016 :
«Il n’y a pas de pression supplémentaire, parce qu’on joue le titre depuis deux ans. Chaque saison a été différente. La première (2014-15), je ne sais pas si on était réellement considéré comme le favori pour le titre au début des play-offs, mais on attend de vous que vous gagniez quand vous terminez en tête de la saison régulière, comme ça avait été notre cas. Et on l’a fait. La saison dernière, après avoir remporté 73 matches en saison régulière (record NBA, ndlr), ça ne s’est pas bien terminé (défaite en finale contre Cleveland, ndlr). Mais on a ressenti plus de pression, plus d’attentes. Ce qui était quelque chose de nouveau à gérer. Cette saison, tout est plus ou moins nouveau, mais on a le même but en tête. J’aime où nous en sommes mentalement, c’est-à-dire faire tout ce qui est possible pour être en position de gagner à la fin.»

Les ajustements qu’il a dû faire suite à l’arrivée de Kevin Durant chez les Dubs :
«Au début de la saison, en tant que meneur de jeu, je m’attachais surtout à ce que tout le monde ait ses tirs. Ça m’a un peu éloigné de mon propre jeu, j’ai été moins moi-même. Après, j’ai compris que si j’étais agressif et que je jouais comme je sais le faire, l’équipe se nourrirait de cette énergie et que «KD», Klay, Draymond et tous les autres pourrait toujours avoir un gros impact. C’est un processus d’apprentissage sur la durée quand vous ajoutez un talent offensif de l’envergure de «KD». Mais je pense qu’on va y arriver.»

Sur les ajustements collectifs par rapport à «KD» et la progression de l’équipe :
«C’est dur d’évaluer la progression de notre équipe en termes de pourcentage par rapport à notre potentiel. Mais quand on regarde notre premier match contre San Antonio, celui de Cleveland à Noël et celui, plus récent, à OKC, on est de façon évidente une meilleure équipe. On a un meilleur rythme et on est plus réguliers. D’ici à la fin de la saison, on ne vise qu’à progresser encore et encore, match après match. Ce qui est bien, c’est qu’on n’a plus à se soucier du record de victoires (sourire). On peut vraiment uniquement nous concentrer sur l’idée de progresser avant d’attaquer les play-offs. Il n’est pas question de mettre des détails sous le tapis sous prétexte qu’on gagne. On veut vraiment mettre l’accent sur le contenu. Mais notre identité reste la même, nos routines à l’entraînement, notre attitude dans le vestiaire et le leadership aussi.»

Sur le côté sanguin de Draymond Green :
«Je ne m’inquiète pas le moins du monde au sujet de Draymond. Et encore, rien que de dire ça, ça semble déjà négatif. Sa passion pour le jeu et ce qu’il apporte à l’équipe en termes de leadership… Il ne serait pas le joueur qu’il est sans cette passion. Donc oui, il va prendre des fautes techniques, il peut y avoir des prises de bec sur le terrain, mais c’est ce que font les équipes qui gagnent. C’est une partie de cette culture. On aime tout de Draymond, tout ce qu’il nous apporte. Alors si on doit s’accrocher, ou s’il doit crier après les arbitres de temps en temps, on s’en accommodera quand ça arrivera (sourire).»

Les principales menaces à l’Ouest :
«Il suffit de regarder le classement de la Conférence Ouest, et voir qui est derrière nous : San Antonio, Houston, les Clippers, Memphis… Toute la liste. Il faudra battre trois très bonnes équipes pour aller en finale. On le sait. On doit se concentrer sur nous-mêmes.»

Sur ses prises de position concernant l’élection de Donald Trump :
«J’encourage les autres basketteurs, ma famille, le staff, n’importe qui en fait de faire connaître ses opinions, de dire ce en quoi vous croyez. Que les gens soient d’accord avec moi ou pas d’ailleurs. C’est toute la beauté du débat d’idées. Tout le monde veut savoir ce que nous, les joueurs, on pense, parce qu’on donne un crédit particulier à ce que l’on peut dire ou penser. Certains pourraient être tentés de suivre nos propos. Mais je ne peux qu’encourager tout un chacun à parler et à dire ce qu’ils ont en tête.»

Kemba Walker a le secret pour faire de Nicolas Batum un All Star
Hormis Axel Toupane au All Star Game de la D-League, samedi, il n’y avait pas de Français concerné par les événements au programme du All Star week-end. Mais la visioconférence organisée par le partenaire technologique de la NBA, Cisco, nous a permis de prendre des nouvelles de deux Frenchies, Kevin Séraphin et Nicolas Batum, grâce à leurs coéquipiers en club, les All Stars Paul George et Kemba Walker. «Kevin a été très bon jusqu’ici, assure «PG», l’ailier des Pacers. Son principal problème jusqu’ici, ça a été les blessures. A chaque fois, il jouait bien et il était de nouveau arrêté. Il devait à chaque fois prendre le temps de retrouver le rythme. Mais c’est la plus grosse inquiétude qu’on ait à son sujet en fait, sa capacité à rester en bonne santé. S’il peut rester loin de l’infirmerie, Kevin sera un atout pour nous.» Concernant «Batman», nous avons demandé à Walker ce qui lui manque encore pour être All Star. «Il a vraiment une chance d’y être un jour. En fait, je pense qu’on doit juste gagner, explique le meneur des Hornets. Au moment du All Star Game, on doit être plus haut dans le classement et il aurait sa place sans aucun doute. C’est un grand joueur. Il apporte énormément à notre équipe. C’est un joueur très intelligent, altruiste, il peut marquer… Il peut tout faire en fait. C’est super de l’avoir et de jouer à ses côtés
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