Au début des années 1920 apparaissent aussi sous l’influence des griots et autres chanteurs de génie, de nouvelles formes musicales à partir desquelles se forge la base de la rumba congolaise. C’est cette musique que l’on retrouve chez les pionniers ou précurseurs de la musique congolaise moderne. Ceux évoluant en majorité au sein des groupes Odéon et Américain. Les pionniers, pour la plupart des lettrés à l’instar de Joseph Disasi, Emmanuel Dadet, François Poto Galo, Joseph Mbungu, René Kisumuna et Antoine Kasongo, balisent noblement la voie que vont emprunter et développer leurs successions. La première génération, bien que constituée des contemporains des pionniers, pratique une rumba sensiblement différente tant dans la structure rythmique que dans l’élaboration de l’orchestration. Toutefois, c’est par la musique dite moderne, qui naît vers les années 40, que le Congo développera un art populaire qui a depuis longtemps dépassé les frontières du pays pour s’exporter sur tous les continents.

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