Open d’Australie: Serena Williams proche du record en Grand Chelem.

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De nouveau numéro un mondial féminin, Serena Williams n’est plus qu’à un titre du record absolu des victoires en Grand Chelem après son 23e titre, remporté contre sa soeur Venus dans une finale de l’Open d’Australie sans suspense, samedi à Melbourne, en deux sets 6-4, 6-4.

Pour l’ère professionnelle, l’Allemande Steffi Graf (22 titres) est désormais distancée et l’Australienne Margaret Court, assise dans la tribune présidentielle de la Rod-Laver Arena, a vu l’Américaine Serena Williams se rapprocher à un trophée de son record absolu (24) après avoir remporté son 23e titre en Grand Chelem contre sa soeur Venus à l’Open d’Australie, samedi à Melbourne (6-4, 6-4).

« C’est une merveilleuse sensation d’avoir gagné ce 23e trophée. Il y a longtemps que je poursuis cet objectif et maintenant j’y suis. Il n’y a pas de meilleur endroit pour le faire qu’ici à Melbourne », a dit la championne.

Jusqu’où pourrait-elle aller ? « Je n’ai pas de chiffre en tête, je veux simplement continuer à gagner », a-t-elle dit. Etant donné la facilité avec laquelle Serena a progressé dans le tableau, sans perdre un set, on peut penser que les 24 seront bientôt dépassés, malgré l’âge de la championne, 35 ans.

La Californienne semblait avoir trouvé une adversaire à sa mesure l’an passé avec Angelique Kerber, qui l’avait battue en finale à Melbourne avant de lui prendre la première place mondiale en gagnant l’US Open (où Serena avait perdu en demi-finale).

Mais l’Allemande a eu un gros passage à vide en Australie. Eliminée dès les huitièmes de finale, elle laisse le trône à Serena, numéro un mondial féminin le plus âgé de l’histoire. « C’est un bonus, j’aime être au sommet », a avoué Serena.

Les autres outsiders, l’Espagnole Garbiñe Muguruza, la Tchèque Karolina Pliskova, la Polonaise Agnieszka Radwanska ou la Roumaine Simona Halep ont disparu avant les demi-finales, parfois bien avant.

C’est le septième titre de la cadette des Williams à l’Open d’Australie, quatorze ans après le premier, remporté en 2003 également contre sa soeur.

Venus éclipsée

Comme on s’y attendait, Serena s’est imposée facilement, en 1 heure et 22 minutes. Elle n’a eu quelques problèmes qu’au début, totalement de son fait. Un peu nerveuse, elle a commis pas moins de treize fautes dans les cinq premiers jeux avant de réagir vigoureusement : un seule erreur dans les cinq suivants pour gagner le set.

Elle a fait la différence grâce à sa capacité à faire le point en un coup de raquette (dix aces) ou deux en agressant la deuxième balle de Venus.

La présence de l’aînée, 36 ans, en finale était une surprise, favorisée par un tableau très favorable. Seulement 17e mondiale et absente des finales majeures depuis celle de 2009 à Wimbledon contre sa soeur, elle n’a rencontré que des adversaires classées au-delà de la 25e place mondiale.

Il s’agissait de la neuvième finale de Grand Chelem entre les Williams, Serena menant désormais 7 à 2.

« Je n’en serais jamais à 23 titres sans elle. Je n’en serais nulle part en fait, car c’est elle qui me motive. Elle a fait un superbe retour », a dit Serena au moment de recevoir son trophée.
Avec AFP.

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